Jeanne Dortzal

Jeanne Dortzal

Labeur

Labeur

 

Instants que je poursuis avec un e âpreté

Chaque soir plus jalouse et d'autant plus féconde

Que l'hiver qui m'anime égale en densité

Tout soleil dont mon coeur a mesuré les ondes.

 

Nulle halte, l'oubli siffle et la mort est là,

Ses jarrets emmêlés aux nôtres, torse àtorse,

Qu'attends-tu? Forge l'ombre et des vers que voilà

Peuple la solitude où s'accoude ta force.

 

La croix de sable, 1927



14/12/2012
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