Jeanne Dortzal

Jeanne Dortzal

Sanglots

Sanglots

 

Mon front est devenu tout blanc sous l'effort des pensées,

Sous l'effort douloureux des minutes passées.

 

Minuit sonne l'angoisse atroce de la peur

Et la nuit va bientôt s'engoufrer dans mon coeur!

 

Pourrait-on dénombrer tes rayons, ô lumière?

De même, au fond de moi, mes rêves en poussière!

 

Pourtant tous mes désirs suivent le même cours

Et retournent au fleuve absurde de mes jours.

 

Entendez-vous ces cris, ces cris poignants de femme?

Ce sont tous mes sanglots qui roulent dans mon âme.

 

Approche-toi, mon coeur, car tu connais ce bruit,

Toi qui m'ouvres, tremblant, les portes de la nuit!

 

Ne te plains pas, écoute et surveille l'aurore:

J'attends d'elle l'extase et la souffrance encore!

 

Elégies

dans le "Jardin des Dieux", 1908.



01/11/2012
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