Jeanne Dortzal

Jeanne Dortzal

Sonnet

Sonnet

 

Quel temps s'est écoulé depuis la nuit divine

Où mon corps d'amoureuse a frémi dans tes bras.

Ah! quelle ivresse en moi lorsque tu reviendras

Bercer, comme autrefois, mon coeur sur ta poitrine.

 

Me faudra-t-il, sans toi, remonter la colline?

Vois comme tout s'attriste et pleure sous mes pas!

Chaque jour qui s'enfuit résonne comme un glas.

Oh! prendras-tu pitié de mon âme orpheline?


J'ai récité tout bas plus d'un confiteor

Pour que montât vers toi dans un sublime essor

Mon farouche désir! J'ai déployé son aile

 

Comme une voile noire au fond de l'horizon

Et j'attends vainement la minute éternelle

Où ta main bien-aimée ouvrira ma maison.

 

Elégies

dans "Le Jardin des Dieux", 1908.



01/11/2012
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