Jeanne Dortzal

Jeanne Dortzal

Paris s'endort

Paris s'endort

 

Paris au long des quais s'endort;

C'est l'heure exquise du silence! -

Les pauvres nerfs de ma souffrance

Se tendent de plus en plus fort.

 

Ah! comme il ferait bon vieillir

Dans cette paix de cathédrale,

Tout en sentant, par intervalle,

Le bonheur, en soi, tressaillir!

 

Nous, pauvres condamnés à vivre,

Sans jamais d'espérance au coeur.

Inscrivons plus d'une rancoeur

Sur chaque page du vieux livre!

 

Paris au long des quais s'endort,

C'est l'heure exquise du silence. -

Des larmes de désespérance

M'étreignent de plus en plus fort!

 

Elégies

dans "Le jardin du Soleil, 1908.



01/11/2012
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